Le pardon

Comprendre le lâcher prise à travers le pardon

« Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant mutuellement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. » Texte de la Bible, Éphésiens 4:32 

Ma Parole

Le jeu t’attaque: « j’ai pardonné mais je ne peux pas le revoir… » ou « j’ai pardonné mais je suis sa chose »

L’égo sait jouer avec nos émotions et nos sentiments. Néanmoins, ce sont ces émotions qui s’expriment lorsque nous nous retrouvons dans des relations toxiques, humiliantes ou empreintes de rancœur. Beaucoup de gens pensent avoir pardonné, mais en réalité, ils cherchent simplement à éviter le sujet ou croient pardonner tout en devenant esclaves de la personne qui leur fait du mal. En vérité, le pardon ne peut pas être dicté par l’égo. Nous savons que c’est notre égo qui nous fait croire que nous avons pardonné, car la situation nous fait souvent très mal ou nous laisse dans la confusion.

L’égo nous trompe en nous faisant croire que nous savons pardonner. En réalité, il ne possède pas cette capacité. Il procède plutôt dans l’art des extrêmes : soit en désignant des coupables, soit en sombrant dans le déni.

L’égo en réalité nous pousse à adopter une attitude d’attaque ou à accepter la souffrance comme une forme de flagellation. Dans ce dernier cas, il se manifeste par un masochisme psychologique. La personne peut croire qu’elle pardonne en supportant la douleur dans des situations répétitives, dans l’espoir de mériter une place, de recevoir de l’affection ou d’atteindre une certaine stabilité économique ou sociale. Cette dynamique, loin de favoriser la guérison, fait vivre un cycle de souffrance et d’auto-sabotage.

L’égo présente la dynamique des extrêmes pour piéger le pardon. 

D’un extrême, il y a ceux qui recherchent des coupables : ce sont souvent des personnes qui ont tendance à blâmer les autres. La paranoïa, par exemple, n’est qu’un petit aperçu des luttes internes qui se déroulent dans notre inconscient. Cela est souvent le signe de gens perfectionnistes ayant grandi dans des contextes exigeants ou dans un environnement où l’excellence est importante.

D’un autre extrême, il y a ceux qui s’auto-accusent : certaines personnes ont la fâcheuse tendance à se proclamer coupables. L’auto-accusation est un phénomène où un individu se blâme ou se critique pour des situations difficiles, des échecs ou des aspects de sa personnalité. Cela est souvent le signe de perfectionnistes, mais aussi de personnes ayant vécu des abus ou de la négligence.

Quand le pardon est piégé par nos traits de notre propre personnalité, l’égo joue avec nos emotions

1. En ressentants des émotions négatives et répetitives

Nous ressentons des émotions négatives de manière spontanée, souvent déclenchées par la présence de personnes dont les traits de personnalité ne nous conviennent pas. Certains sujets ou souvenirs remontent à la surface : l’injustice, les arguments illogiques ou la résignation.

2. En déclanchant des réactions négatives 

Ces émotions peuvent engendrer des réactions négatives telles que le repli sur soi, le dénie, l’attaque ou l’apitoiement.

            Solution 1 : reconaître que je ne sais pas pardonner

            Le seul qui est capable de reconnaître si une situation est pardonnée ou non, c’est moi, au fond de mes tripes. Souvent, nous pensons avoir laissé de côté des situations pardonnées, mais de nouvelles circonstances, même longtemps après, peuvent faire ressurgir le non-pardon.
            Il arrive fréquemment que de nouvelles relations mettent en lumière des conflits enterrés. Mais pour quoi ce sont de conflits enterrés?
            A cause du pardon humain appelé le pardon conditionnel :
            Le « piège du pardon » peut également se manifester par des attentes conditionnelles. Une personne peut déclarer avoir pardonné, mais en réalité, elle attend des actions ou des changements de la part de l’autre pour valider ce pardon. Cela crée des relations tendues, car l’autre personne peut ne pas être consciente de ces attentes. Dans ce contexte, le pardon devient un moyen de manipulation ou de contrôle, plutôt qu’un acte de libération.  Ce pardon, n’est pas un pardon, mais un arrangement.
            Le pardon non authentique
            Le pardon non authentique est souvent un pardon par convenance. Dans ce cas, l’individu prétend avoir pardonné pour éviter des conflits ou des confrontations. Ce type de pardon peut engendrer des ressentiments cachés, qui continuent à peser sur les relations.
            En conclusion, l’etre humain ne sait pas pardonner. C’est une première solution car la reconnaissace de nos limites nous aide à avancer sur des choses essentielles. 

            Solution 2 : reconnaître que le pardon n’est pas humain

            Le seul qui a vraiment parlé du pardon avec son corps et son cœur est Jésus. Toutes les autres formes de pardon ou exemples de pardon peuvent être acceptables, mais elles ne correspondent pas au véritable pardon.

            Le pardon n’est pas humain. C’est pourquoi Jésus a ressenti le besoin de vivre et de démontrer sa divinité sur terre pour nous parler du vrai pardon. Il a eu besoin de s’isoler pour prier et il n’a jamais montré sa capacité à pardonner dans l’isolement, mais avec les gens. Il ne faut pas oublier que c’est dans la foule qu’il a été crucifié, conscient du risque, mais c’est aussi  dans la foule qu’il a parlé du vrai pardon.

            Le pardon divin est le seul capable de rendre les interactions sociales vraies en offrant des perspectives différentes et l’amelioration de situations sans hypocrisie et avec sagesse. 

            Solution 3 : accepter le pardon de Dieu et l’accorder au retour

            La grâce est l’amour de Dieu, c’est sa faveur divine accordée à tous, permettant le pardon des péchés et l’accès à la vie éternelle.

            Ce pardon de Dieu ne demande rien au retour. La grâce abonde. Nous n’avons rien fait pour la mériter.

            Neanmoins, notre rôle est de méditer sur la grâce dans le quotidien. C’est la grâce qui construit à l’interieur de notre âme un endroit rempli de sagesse, de paix et de joie.

            Malheureusement,  l’humain coupe la vue de la Grâce par l’ingratitude.

            Pierre 3:21 nous parle « de l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu » qui est un developpement de notre gratitude envers la grâce, mais une chose est certaine : nous y manquons de gratitude. La gratitude est comme l’énergie pour ouvrir un rideau de théâtre. Après une vie pleine de souffrances, nous avons été aidés, aimés, chouchoutés. Le rideau s’ouvre avec un spectacle d’amour. La grâce nous émerveille. Malheureusement, ce rideau se renferme au cours de notre vie chrétienne, parce que la gratitude pert son sens. La grâce est toujours là, mais nous avons du mal à reouvrir le rideux. 

            Luc 17:11 raconte l’histoire de la guerison de dix lépreux. »Alors qu’il voyageait de Galilée à Jérusalem, Jésus guérit dix lépreux. Un seul de ceux qui furent guéris revint remercier Jésus. » comme quoi la gratitud n’est pas abordé comme un réflexe naturel. 

            Si nous demandons Dieu de nous permettre de voir sa grâce chaque matin et chaque jour, nous avons de precieux spectacles. Seulement la grâce nous permet de voir la grandeur de Dieu et, à coté la grâce, les petites betissent qui font les gens.

            Dieu aussi nous parle à travers la parabole de deux dettes. Dans cette parabole, un roi fait rendre compte à ses serviteurs et remet la dette énorme d’un d’eux, qui lui demande grâce. Cependant, ce serviteur ne montre pas la même compassion envers une autre personne qui lui doit une somme bien moindre, le faisant emprisonner. Lorsque le roi apprend cela, il réprimande le serviteur pour son manque de miséricorde et le fait punir. La parabole souligne l’importance du pardon et de la compassion envers les plus petites dettes.

            L’aveuglement des chretiens et le manque de pardon, c’est justement à cause du manque de reconnaissance de la Grâce.

            Solution 4 : engage toi au pardon par la foi

            Le pardon n’est pas humain. C’est pourquoi nous avons besoin d’engager notre conscience vers une conscience meilleure. Si nous ne savons pas pardonner, alors laissons Dieu nous aider.

            Acquérir une bonne conscience est donc un entraînement divin, puisque le Saint-Esprit est en charge de notre croissance.

            Cependant, personne n’aime vraiment pardonner. L’être humain connaît le pardon conditionnel ou le faux pardon. Nous pouvons même penser que le vrai pardon représente un risque de destruction pour nous. Ainsi, nous l’évitons. Nos mécanismes de défense sont tellement puissants (la méfiance, la punition, l’isolement, l’indifférence, etc.) que nous pouvons en venir à transformer le pardon en légitime défense.

            Alors, pardonner 70 fois 7 et ne pas laisser le soleil se coucher sur notre colère est-il une démarche exagérée ? Sommes-nous prêts à suivre cette consigne ? En tout cas, l’ego nous parle souvent du risque et entrave le processus.

            C’est pour cela qu’accepter l’idée de pardonner est une démarche de foi, c’est-à-dire, il faut croire que c’est le meilleur pour notre bonne conscience. La foi est donc un état d’abandon de nos peurs.  Accorder la grâce est toujours une démarche positive, même si nous ne connaissons pas les conséquences

            Solution 4 : Accepte le pardon comme un acte d’obeissance

            Accorder le pardon est une démarche très importante. C’est le fruit du Saint-Esprit et du royaume de Dieu.

            Le royaume de Dieu, dans notre cœur, est décrit comme « justice, paix et joie ».

            La joie est une motivation essentielle. La paix est également reposante et constitue l’axe de ce site web. Cependant, la notion de justice n’est pas toujours très claire « à l’œil humain ».

            Le Nouveau Testament parle de la justice comme d’une notion remplie d’actes d’amour. Il est parfois désagréable le debut de la démarche de pardonner de tout cœur. C’est pourquoi, lorsque la joie et la motivation sont absentes, il nous reste l’obéissance au pardon.

            La justice développe en nous une grande sagesse par l’Esprit de Dieu. Si notre démarche est de pardonner, la réconciliation n’est pas toujours conseillée. C’est pourquoi le pardon est essentiel, mais la réconciliation n’est pas obligatoire. Dans certains cas, l’éloignement de la personne concernée peut être une astuce sage pour obtenir la paix; récuperer la confiance en Dieu et en soi, mais surtout, le pardon est toujours recommandé pour rester en paix.

            Solution 5 : apprend à lâcher prise

            Le pardon n’est pas humain mais Jésus est venu pour nous permettre d’acceder à sa patie divine et arriver à faire ce que l’ont ne peut pas.

            Il y a une chose de vraie qu’il faut comprendre c’est que le lâcher prise n’a qu’un opposant : tenir l’égo. La quatrième étape parle claire du pouvoir de l’égo et la manipulation pour le tenir. Une de choses qu’il parle le plus souvent c’est de la faiblesse de l’amour. Pour dire et faire croire que la grâce n’a aucun pouvoir.

            Nous ne devons pas de nous contenter des notre propre construction humaine. Nous savons bien que le fruit du non pardon developpe les atrocités les plus honteuses. Aussi bien à petit échelle, la plus part de nos nevroses et psychoses sont liés au manque de pardon et de croire à l’inexistence de la grâce.

            Lâcher prise est un acte de foi. C’est donner la puissance qui arrive après l’abandonne de soi:  la puissance du pardon. Le lâcher prise nous aide à nous libérer du poids de notre propre ignorance.

            Oh père, je décide de ne plus gagner ma vie pour la perdre, mais je te donne ma vie pour gagner une place en Jésus qui est Vivant. Donne moi des révélations où je comprenne que l’acte d’humilité et du silence me ramènera à faire ta volonté. Père, tu as été content de ton Fils unique grâce à son obéissance lors de son abandon de soi et sa mort. A travers ton Esprit, ramène moi à crucifier la machine interne de la guerre, de l’incrédulité, et de la peur. Libère moi de la crainte de la mort afin que je lâche tous mes pensées inutiles. Amen.